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La Commission britannique de la Défense (Chambre des Communes) vient de remettre le rapport qui lui avait été commandé en juillet 2020, visant à identifier la présence étrangère dans la chaine chaîne d’approvisionnement du secteur de la défense. Si la méthodologie utilisée pour cerner le secteur (les entreprises relevant souvent du domaine civil et militaire) et pour identifier le degré d’appartenance à un pays étranger s’est avérée complexe, l’étude a permis d’établir que 19 % des entreprises faisant partie de la chaine d’approvisionnement de la défense étaient étrangères.

Richard Drax, le député à la tête de la sous-commission, a déploré le paradigme en vigueur depuis 2002 vantant les bénéfices financiers et technologiques d’une ouverture aux entreprises étrangères. Il plaide désormais pour la création de listes de pays fiables et explicitement nommés auxquels il pourra être fait appel. Dans cette optique, le rapport recommande l’éviction totale des capitaux chinois ou russes dans la chaine d’approvisionnement. Des entités chinoises ont racheté 9 entreprises du secteur de la défense depuis 2010, dont Gardner Aerospace, qui fabrique des composants pour l’A400 M. L’armée britannique a de son côté racheté deux 737 à la Chine, qu’elle a convertis en appareils de détection avancée, une initiative aujourd’hui jugée peu opportune. Le rapport recommande de procéder à un examen des opérations ayant impliqué un acteur étranger qui sont jugées préoccupantes.

La Commission a par ailleurs exprimé un avis positif sur le futur National Security & Investment Bill qui protègera les entreprises des secteurs civils et militaires de rachats hostiles. Le Ministère de la Défense participe déjà à l’élaboration de l’Investment Security Unit qui sera intégrée au Department for business et chargée d’identifier, d’évaluer et de répondre aux atteintes à la sécurité nationale pas l’entremise de l’activité économique.

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